
Plus de 10 jours se dont déjà écoulés depuis la fin du festival.
Sur le parquet encore en vrac, des appareils, des cartes mémoire. Un tour-de-cou avec le badge pour avoir droit de courir plus vite entre les backstages et les différents stands associatifs, est en train de se faire malmener par mon chat. A croire que lui aussi vit par procuration son festival.
C’est toujours difficile de se remettre de ces 3 jours qui concentrent autant d’énergie. Energie des festivaliers d’abord, venus en nombre manifester à leur façon leur prise de conscience du fléau qui continue à tuer. Mais venus manifester à grands renforts de sourires, de pistolets à eau et de pogo. Des armes, et caetera.
Energie aussi de tous les bénévoles et volontaires. Qui arrivent avec des semaines et des mois de préparation, de travail quotidien. Et qui poussent un peu plus chaque année leurs propres limites. On pourrait parler de « climax ».
Et puis énergie de ne rien lâcher à la fin. Et en ces temps de parfois-grand-n’importe-quoi, où le sens se perd quand nos radars présentent leurs confuses, les Solidays demeurent comme un phare dans la nuit.
Alors si je devais raconter en 10 points cette édition 2010, je retiendrai :
- le public, assoiffé de danse devant Rodrigo y Gabriella
- les bienheureux qui s’endorment sur la pelouse, au milieu de la foule, à la tombée de la nuit, un sac-à-dos comme polochon
- l’exposition Renaître à la Vie et l’ambition de naître un jour Born HIV Free
- les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence qui comme chaque année pourraient bien me faire adhérer de nouveau à leur religion
- Hocus Pocus qui donnent toujours autant sous un chapiteau. Et ça c’est pas du cirque
- Des gens qui donnent énormément, qui partagent de la crème solaire et des câbles USB, qui se rafistolent des T-Shirts ou partagent quelques verres
- Des rencontres épatantes, comme avec ce photographe venu de Strasbourg, qui partage sur son Wall Facebook et dans la vie les clichés qui nous font dire qu’être un humain, c’est quand même bien
- Ce couple, curieux et tellement pas en phase avec son temps, qui a accepté de nous prendre dans le bois de Boulogne pour nous poser dans le XVème à 3h du mat, vendredi soir
- Durex, qui me permet aussi de faire des bombes à eau
- La pelouse, qui laisse des traces indélébiles dans les chaussures, un peu comme le sable après les vacances d’été
A l’année prochaine; un Solidays, des solidaires
























