Staff Benda Bilili, un concentré d’espoir !

Staff Benda BililiAvant de repartir sur les chapeaux de roue pour cette deuxième journée riche en évènements, il faut abolument que je vous parle de l’un des concerts auxquels j’ai eu la chance d’assister hier.

Staff Benda Bilili, sur qui Benoît n’avait pas tari d’éloges il y a quelques semaines, nous faisaient l’honneur de se produire hier soir, sur la désormais célèbre scène du Domino.

Il fallait de l’énergie hier pour concurrencer la puissance des postmodernes d’Archive, et de l’énergie, Staff Benda Bilili n’en a pas manqué !

Au premier abord, n’ayant jamais eu l’occasion de les voir en live auparavant, dire que j’ai été surpris en les voyant monter sur scène est un euphémisme, n’oublions pas que la plupart des membres, atteints de poliomyélite, ne se déplacent qu’en fauteuil roulant ou en béquilles.

Staff Benda Bilili On se demande alors naturellement comment ils vont réussir à faire monter la pression chez les festivaliers, mais dès les premières notes, la totalité de nos a priori s’envolent en fumée devant la puissance et la bonne humeur insufflées par « Très très fort », leur dernier album.

Staff Benda Bilili rappelle régulièrement que le handicap est principalement psychologique. Leur prestation en live nous a prouvé hier que ce ne sont pas des paroles en l’air.

L’ensemble des photos du live sont visibles sur le Flickr Solidays. Une interview du groupe et des séquences vidéos du concert sont à venir sur le blog Solidays. Stay tuned !

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Publié par Subli le Vendredi 25 juin 2010
Dans la catégorie : Artistes 2010, Coulisses

ARCHIVE, groupe postmoderne

Je vous propose aujourd’hui un petit retour (très subjectif) sur la carrière d’Archive – plus grosse tête d’affiche de Solidays si vous voulez mon avis. Difficile de résumer l’histoire de ce groupe tant sa musique et sa composition ont évolué depuis 15 ans.

Trip-hop en force
Au départ, on a donc deux jeunes londoniens, Darius Keeler and Danny Griffiths, qui décident de s’incruster dans la fête électro-dépressive du trip-hop, dont Massive Attack, Tricky et Portishead sont alors les MCs. Ils achètent des samplers, emploient une chanteuse très soulful et boivent probablement beaucoup de whisky. Le résultat est le précieux album Londinium, sorti en 1996, et qui reste assez scandaleusement sous-estimé. Textures synthétiques, voix féminines planantes, rythmique hip-hop : cet album riche, cérébral, soigné et envoûtant, porte fortement l’empreinte de son époque.

En témoignent les deux superbes chansons ci-dessous, Nothing Else, qui semble échappée du premier album de Portishead tant elle est belle et poignante, et Darkroom, aux influences hip-hop plus marquées. Tout cela n’est pas très joyeux me direz-vous mais bon, on ne peut pas non plus écouter Fatal Bazooka toute la journée hein.



Le chef d’œuvre
Après un 2e album dans la même veine, Take My Head, que je connais très mal (honte sur moi), les deux membres fondateurs virent tous leurs musiciens et chanteuses, rentrent dans une espèce d’hibernation et, quelques démos en main, tel un vulgaire groupe de lycée, passent une annonce dans un magazine musical pour recruter un chanteur. L’heureux élu est Craig Walker et l’heureux résultat est le superbe You All Look The Same To Me, sorti en 2002.

Et là, on marque une pause et on écoute religieusement Again, la miraculeuse chanson qui ouvre cet album. Aaaaaaah … (râle de plaisir). Et pourtant, et pourtant, sur le papier, cette chanson était vraiment casse-gueule avec sa durée hallucinante (16 minutes), son penchant vers le rock progressif (pouah !) et son ambition démesurée. Oui, tout cela aurait pu donner un gros magma boursouflé et ultra-prétentieux et non le chef-d’œuvre, l’instant classic (comme disent les Anglais) que cette extraordinaire chanson est devenue.



Mon top 3 des meilleurs moments de cette chanson:

  • Toute l’intro voix/guitare et plus précisément la mélodie IMPARABLE, à 1′20, de la phrase « If I was to walk away / From you my love / Could I laugh again ?« . A vous tirer des larmes dis-je (et pour info, ce passage était dans la BO de la série Clara Sheller, si si).
  • L’arrivée d’une ligne-de-basse-qui-tue à 5 minutes, frayant son chemin parmi des violons poignants et qui vous fait vous rendre compte que la chanson n’est pas juste magnifique mais également très innovante.
  • Le solo d’un instrument non identifié (guitare ? euh … harmonica ?) à 6′30 qui emmène la chanson sur des terrains ouvertement psychédéliques qui vous rappelleront probablement vos vacances sous LSD en 1972.

A propos de LSD, Again est évidemment sous influence directe de Pink Floyd. Dans sa construction, la chanson à laquelle elle s’apparente le plus est selon moi Atom Heart Mother, sur l’album du même nom. On y retrouve la même dilatation du temps, la même déconstruction du schéma classique couplet/refrain, le même sens de la mélodie, en bref, la même géniale ambition flirtant toujours avec un certain rock pompier sans jamais s’y vautrer.

A côté d’Again, on trouve de très belles chansons sur cet album fondamental : Goodbye, tout en douceur, l’atmosphérique Seamless ou encore Meon, sorte de complainte psyché du mal-aimé à la mélodie si poignante. Et si on ajoute à tout cela une pochette d’album très maligne et noire, on a tout simplement avec You All The Same To Me un des albums les plus importants de la décennie. J’insiste !


La suite
Bon, la charmante équipe de Solidays m’a dit qu’il ne fallait pas faire des articles trop longs donc je vais un peu expédier la suite de la carrière d’Archive. Ils réalisent en 2003 la BO de Michel Vaillant, qui souffrira quelque peu de la nullité sidérante du film et aura bien du mal à se faire connaître, malgré quelques bons morceaux. En 2004, après l’album Noise, bis repetita, ils virent leurs chanteurs et musiciens (je soupçonne qu’il ne doit pas être très facile de collaborer avec ces deux gars) et se redéfinissent d’ailleurs en « collectif » plutôt qu’en groupe au line-up arrêté.

En 2006 sort l’album Lights, qui aura un certain succès en France (étonnamment, ce groupe reste assez sous-estimé dans son propre pays, l’Angleterre) et dont le morceau-phare, nommé Lights également, est à nouveau un long morceau de bravoure, bourré de qualités mais n’atteignant pas selon moi la perfection de Again sus-mentionné. Le voici ci-dessous. Allez, soyons honnête, c’est quand même de très, très, haute volée – et pas très éloigné de Radiohead.

Le grand retour en force d’Archive est à mettre au compte de leur album Controlling Crowds, sorti l’année dernière sous les vivats (relatifs) de la critique et du public. Toujours assez ambitieux, cet album est pour moi le plus rock et le plus adapté à la scène. Le superbe Bullets, ci-dessous, est probablement le morceau le plus efficace et devrait faire shaker du booty de festivalier.

Se remettant perpétuellement en cause, changeant régulièrement de formation, naviguant entre le rock, l’électro et leurs sous-genres respectifs (prog-rock, rock psyché, trip-hop, ambiant), Archive réussit le paradoxe d’être à la fois précurseur et suiveur. Leur musique hybride, hypnotique, mutante est pour moi assez symptomatique d’une époque où les frontières musicales sont devenues particulièrement poreuses. C’est en ce sens qu’on peut qualifier ce groupe de post-moderne. Enfin, je crois. Quoiqu’il en soit, toute cette complexité et tout ce talent rendent leur concert à Solidays complètement inratable. Je compte sur vous!

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Publié par marivaudage le Lundi 31 mai 2010
Dans la catégorie : Artistes 2010

Découvertes Solidays (Part II)

Suite de notre petit tour d’horizon des groupes à découvrir absolument, où il y sera beaucoup question d’antipode, de hard-rock et du LOSC.

Bang Bang Eche
Je commence avec mon groupe coup de cœur qui nous vient de l’autre bout du monde (de Nouvelle-Zélande pour être précis) et qui répond au nom étrange de Bang Bang Eche. Ils sont jeunes, ils sont quatre et ils ont apparemment beaucoup d’énergie à revendre. On peut qualifier leur musique de disco-punk qui n’est pas sans rappeler ce courant électro-festif des années 2007/2008 qui avait vu éclore des groupes réjouissants comme The Klaxons, Hadouken! ou Does It Offend You Yeah?.

Nos jeunes trublions de Bang Bang Eche jouent donc une musique ouvertement décérébrée, aux paroles hédonistes où l’alcool, la fête et les filles paraissent être les choses les plus importantes du monde (et ils ont bien raison). Sur disque, c’est déjà redoutablement efficace, sur scène, je n’ose imaginer où ils peuvent emmener leurs public. La vidéo ci-dessous devrait vous donner une idée de ce qui vous attend … Tremblez (et n’oubliez pas vos T-shirts fluo et vos chaussures à ressort) !




Wolfmother
On reste dans les antipodes avec les sympathiques Australiens de Wolfmother. Je n’ai pas très bien compris pourquoi ce groupe a été catégorisé parmi les découvertes Solidays … Pour moi, il s’agit d’un des plus grands groupes actuels de power rock (appellation qui fait moins peur que hard rock ou metal), capables de séduire, par leur énergie et leur sens de la mélodie, une audience qui va bien au-delà des simples ‘hardos’.

Le line-up est des plus classique (basse/guitare/batterie), les influences revendiquées le sont également (Deep Purple, Led Zeppelin etc) mais l’efficacité de ce trio reste redoutable et devrait enflammer plus d’un festivalier. J’ai découvert ce groupe via un EX-TRA-OR-DI-NAIRE remix qu’a fait le canadien MSTRKRFT de leur chanson Woman : à l’écoute de cette tuerie, au pire on dodeline de la tête et on bat du pied, au mieux on saute partout et on tape sur les enceintes avec les poings, ivre de bonheur. Et puis, ne serait-ce que pour son charisme et sa coiffure hyper stylée à la Mitch Mitchell, le chanteur mérite largement d’être vu en vrai.




Curry & Coco
Terminons cette petite sélection énergique avec Curry & Coco, duo lillois récemment remarqué en tant que lauréat du concours CQFD des Inrockuptibles. Leur premier album, We Are Beauty, est une vraie petite grenade dégoupillée dans le monde de l’électro-pop francophone. Lorgnant franchement du côté de la synth-pop des 80s, leur musique n’en est pas moins très moderne et, surtout, franchement jouïssive. Synthés saturés, boîtes à rythmes, mélodies imparables, décomplexion totale vis-à-vis des modèles anglo-saxons : on tient peut-être enfin notre Fischerspooner français. Bonne nouvelle.

Voici Who’s Next, qui ouvre l’album et qui est pour l’instant ma préférée (ça change tout le temps). Encore une chanson à faire danser les morts.

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Publié par marivaudage le Mercredi 26 mai 2010
Dans la catégorie : Artistes 2010

Découvertes Solidays

Vous n’avez peut-être jamais entendu parler d’eux, mais voici un petit tour d’horizon de quelques groupes, qui, en marge des têtes d’affiches que nous connaissons et aimons tous, ont dans leurs mains de nombreux atouts pour enflammer les scènes de Solidays 2010. Soyons curieux, voyageons !

STAFF BENDA BILILI

Quel groupe a créée l’événement au festival de Cannes qui vient de s’achever ? Pas les Rolling Stones, retranchés dans leur yacht, ni même -M- ou Grace Jones qui ont donné chacun un rare et trop court concert aux happy few de la boîte Le Baron. Non, le groupe qui a fait le buzz pendant toute la première semaine et enthousiasmé des centaines de festivaliers blasés, ce sont les extraordinaires Staff Benda Bilili. Présenté cette année à la Quinzaine des Réalisateurs, un film, intitulé Benda Bilili !, leur est consacré et nous raconte l’histoire fascinante de ce groupe congolais, formé dans les rues de Kinshasa et dont la plupart des membres, atteints de poliomyélite, ne se déplacent qu’en fauteuil roulant, ou plus précisément en tricycle.

De premier abord, on pourrait croire à un coup marketing qui s’engouffre dans la porte ouverte par le couple malien et aveugle Amadou & Mariam. Mais, à l’écoute de leur musique, qui mélange avec bonheur rumba, rhythm’n'blues voir reggae, on ne peut douter de la sincérité et du talent de ce groupe ultra attachant – cf. le titre ci-dessous, aux instrumentations si précises et aux harmonies vocales si planantes. Et ci-dessous, voici un extrait en vidéo du documentaire de Renaud Barret et Florent de La Tullaye, qui sort en salle début septembre 2010. A ne pas manquer, sur scène comme en salle !



BROTHER ALI

Issu de Minneapolis (comme Prince), Ali Newman, alias Brother Ali, est le seul rappeur albinos que je connaisse. Solitaire, traçant son propre sillon, ne se laissant enfermer dans aucune case (qu’elle soit raciale ou musicale), Brother Ali nous propose depuis bientôt 10 ans un hip-hop aux textes très personnels. Son style musical, résolument old school, hors des modes actuelles du hip-hop, me rappelle beaucoup les précieuses productions de Guru (récemment disparu) ou les chroniques urbaines du sous-estimé MC 900 Ft. Jesus. Difficile de résister à ces boucles mellow si entêtantes et à ce flow si chaleureux qui accompagnent ces chroniques douce-amères très introspectives. Ma préférée est probablement Truth Is, issue de l’album The Undisputed Truth (2007), immédiatement addictive.



LOCAL NATIVES

Pour ceux qui suivent de près ces groupes issus de ce grand magma protéiforme qu’est la blogosphère musicale indé US, les Local Natives ne sont pas exactement des inconnus. Leur style peut être qualifié d’Indie Rock Folk, ce qui est le cas d’environ 150.000 groupes qui essaient de percer. Mais ce qui distingue les Local Natives est leur méticulosité maladive à composer des mélodies vocales qui ne sont pas sans rappeler les Beach Boys ou, pour être plus modeste, des groupes récents comme This Is Ivy League ou Clap Your Hands Say Yeah. Au-delà des comparaisons, il est difficile de ne pas s’enticher de leur premier album, Gorilla Manor, ciselé comme un petit bijou pop et dont les chansons si soignées prennent paraît-il un tournant nettement plus déjanté sur scène. J’ai hâte de le vérifier par moi-même !

CONGOPUNQ

CongopunqTerminons ce petit tour d’horizon par CongopunQ, nouveau projet de l’infatigable Cyril Atef, ancien batteur de -M- et moitié percussionniste du groupe Bumcello. Comme toujours, on retrouve dans sa musique faussement foutraque mais authentiquement ludique des influences extrêmement diverses (pop, rock, afro …). Pour vous faire une idée, voici le bien nommé N’importe Quoi. Moi qui avait été enthousiasmé par Bumcello sur scène, je ne peux qu’augurer d’une performance scénique des plus réjouissantes pour cette édition 2010 de Solidays.

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Publié par marivaudage le Mardi 25 mai 2010
Dans la catégorie : Artistes 2010

Rendez-vous sur les terres de Ghinzu

Lorsque l’on pense à la Belgique, on pense généralement frites, et Manneken Pis. C’était sans compter sur la scène Rock belge qui se développe à une vitesse impressionnante.

Dans la droite lignée de DEUS, Venus ou encore Soulwax, Ghinzu est le nouveau groupe avec lequel la scène rock va devoir compter. Créé en 1999 autour de son leader charismatique, John Stargasm (qui se plait à raconter que son pseudo est repris d’un acteur porno), Ghinzu tient son nom énigmatique d’un couteau de cuisine japonais « Ginsu » dont le slogan est « plus on coupe, plus ils s’aiguisent ! ».

Mika, bassiste du groupe, raconte qu’avant leur premier plateau télé (en remplacement d’un autre groupe) ils n’avaient pas encore trouvé de nom de scène, et c’est à ce moment que leur contrebassiste de l’époque a proposé ce nom… qu’ils se sont ensuite réapproprié. Leur premier album Electronic Jacuzzi (2000) fera parler d’eux, mais c’est réellement Blow (2004) qui les révèlera au grand public, notamment grâce à la pochette de leur album qui fut censurée dans quelques pays. La légende se construit et se confirme en 2009 avec Mirror Mirror

Ghinzu, une formation associant un combo piano/clavier/guitare et batterie à des sonorités électro, passant de mélodies douces à des rythmes accrocheurs. A la croisée entre Muse, Strokes et Radiohead, Ghinzu surprend par sa capacité à passer de rythmes belliqueux à des moments plus posés, une sorte de schizophrénie de la composition.

The dragster Wave est une de leurs chansons découverte un peu par hasard lors d’une soirée avec un ami. Ce titre, comme à peu près toute la discographie de Ghinzu, a la capacité de nous faire voyager. Au début, on s’imaginerait bien à bord d’une voiture, direction l’inconnu, les cheveux au vent. Puis vient l’envolée et la presque mythique partie de piano, suivi d’un débit de paroles qui s’intensifie pour presque frôler un flot rap. On pourrait ajouter que ce titre faisait partie de la B.O de l’excellent Taken.

Image de prévisualisation YouTube

Au-delà, nous avons tous en tête, « Do you Read me? », non?

Grande fan de science-fiction, j’ai hâte de les découvrir sur scène, de découvrir leur manière d’habiter l’espace et leur fameuse entrée au rythme de La Marche impériale de Star Wars . De quoi filer des frissons à une foule survoltée, même par 35°!

Encore quelques mots pour dire que « Ghinzu, plus on écoute, plus on est addict ! »

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Publié par Leslie le Samedi 15 mai 2010
Dans la catégorie : Artistes, Artistes 2010

Les Pony Pony Run Run à l’hippodrome

Comme vous avez pu le lire sur solidays.com, les Pony Pony Run Run vont nous mettre le feu lors de cette édition in vivo.

Avant de revenir sur leur carrière sur cet espace d’ici quelques jours, je vous invite à (re)découvrir, et en live s’il vous plait, le célèbre titre « Hey You » de ce groupe nantais qui continue de nous faire voyager.

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Publié par Nicolas le Lundi 10 mai 2010
Dans la catégorie : Artistes

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