Le meilleur s’est fait attendre, mais voici enfin le making-off du dimanche, 3e jour du festival: de quoi s’en aller pour l’été avec des souvenirs plein la tête et les oreilles.
http://www.dailymotion.com/videoxe0q01Show devant
Skip the Use, c’est LA claque de la 12e édition du festival. Encore peu connu du grand public, le groupe, emporté par son chanteur survitaminé, a conclu la journée du samedi en embrasant littéralement la grande scène.
Retrouvez Mat Bastard (chanteur) et Yan (guitariste) en mots et sur scène …
http://www.dailymotion.com/videoxdyh6p
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Izia, une boule d’énergie à l’état brut
Solidays, pour la deuxième année consécutive, a invité la jeune artiste à se produire sur la scène de Bagatelle. Du haut de ses douze cm de talons, et de ses 233 mois et des poussières, Izia a soulevé la foule à grand renfort de hurlements, d’éclats de sa voix caverneuse, et de bonds dans tous les sens.
Véritable concentré d’énergie, dopée par le public, et déjà une véritable bête de scène, Izia a secoué Solidays. Digne fille de son père, elle a su entrer en communion avec les spectateurs et faire de son concert, une étape obligée en cette fin de festival. On en redemande, encore et encore.

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Feu de folie avec Femi Kuti
Il fait décidément très chaud sur l’hippodrome en ce dernier jour de festival et ce n’est certainement pas le concert du chantre de l’afrobeat qui a fait retomber la température. Tout de blanc vêtu, Femi Kuti est arrivé sur scène muni de son légendaire saxophone. De puissants cuivres rythment les chansons au beat ravageur et si propre à notre Nigérian préféré.
Ce n’est pas la première fois que Femi Kuti nous honore de sa présence à Solidays, et pourtant c’est à chaque fois une rencontre singulière. Les pieds des festivaliers démangent furieusement. Ça transpire et ça chante, ça remue et ça se trémousse aux rythmes des chorégraphies chaloupées des trois danseuses (habillées au couleurs de Solidays) qui accompagnent l’artiste. C’est une véritable claque musicale qui déferle, pleine d’émotion et de sens. Les titres ne sont pas seulement emplis d’un flow explosif, les thèmes abordés sont aussi pertinents et plein d’émotions.
Le combat est dans le beat et les mots ! Alors même que l’hommage aux associations avaient eu lieu quelques minutes auparavant (avec la prise de paroles de plusieurs partenaires africains) sur la même scène, c’est un véritable cri contre l’injustice qui résonne de manière cadencé en ce dernier dimanche de juin. Big up Femi Kuti !
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Jeff Lang fait valser le blues
Jeff Lang, guitariste, interprète, auteur-compositeur nous vient tout droit d’Australie. De représentations en représentations, il s’est construit une réputation d’artiste de scène hors pair. Il cultive le blues dans la voix, dans les doigts et certainement dans le sang. Connu pour jouer sans set list, il enchaîne les morceaux à coup d’improvisation et de solos qui empruntent à la fois à la folk, au rock et au blues bien entendu. Tout est histoire d’énergie, celle-là même qui transporte l’artiste dans son mouvement pour la transmettre à un public rapidement convaincu.
13 albums et 10 ans d’expérience plus tard, vadrouillant de festivals, en pubs, clubs et scènes internationales, Jeff Lang a l’étoffe d’une icône du blues. Un petit vent de fraîcheur a soufflé sous le chapiteau, Jeff nous a donné des frissons de plaisir.

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Delphic, de la transe mon capitaine !

On reconnait les groupes qui vont exploser au nombre de photographes présents sur le devant de scène pendant les concerts. Imaginez : une bonne dizaine de photographes entre Pony Pony Run Run et M. Sans mystère, quelque chose se passait sous le chapiteau Domino. Shortlisté dans le BBC Sound of 2010, on pouvait être sûr d’une chose : les petits gars de Manchester nous préparaient plus que du gros son lâché en pâture auprès de teenagers en soif de sensation.
« Doubt, in it all for me
I’ve hit the wall, all that’s left for you is doubt
Better you than me, I’ve so far to fall
All that’s left for you is doubt
In it all for me, I’ve hit the wall that’s left for you is doubt
Better you than me, I’ve so far to fall, but I can’t change now »
La Dance Alternative a ceci de formidable qu’elle mélange la mélodie des grands hymnes rock British à de l’électro pointu. Des pulsations issues de la scène underground, de celle où on commande des bouteilles de Rosé à volo sur Old Street.
Ça flirtait bon sous ce chapiteau, où les synthés et où James Cook hésitaient à nous faire partir en transe. Un appétit ouvert, qui ne sera rassasié qu’à la prochaine volée de bois et câbles verts.
J’en rave.





















