Il y a quelques temps avec mon partenaire de l’époque, j’ai eu l’envie de tester le préservatif féminin. Le monsieur n’étant pas « fan » du préservatif masculin, ce n’est pas sans rechigner qu’il a bien voulu essayer avec moi. Je me suis donc rendue à la pharmacie acheter une boite de trois préservatifs féminins (pour 7,50€). Comme on me l’avait présenté, ce n’est effectivement pas un mode de contraception externe de dernière minute. Il faut un peu de temps pour la « mise en place » et pour s’y habituer.
En rentrant chez moi, je déballe le préservatif. Je ne fus pas surprise par la bête, bien que curieuse et grande. Je lis le mode d’emploi pour tout bien faire. Mais d’abord comment cela se présente ?
C’est une gaine en polyuréthane (et non en latex) mesurant 170 millimètres de long sur 78 millimètres de diamètre. Impressionnant, non? Il est constitué de deux anneaux, un à l’intérieur situé sur le côté fermé qui sert à l’insertion (un peu comme un tampon) et un autre, maintien du préservatif; l’anneau extérieur est plus grand et recouvre les organes génitaux externes. Après avoir défiguré la chose, je me lance dans l’application. Il suffit de tordre en « 8″ l’anneau intérieur et de l’insérer le plus loin possible dans le vagin (toujours un peu comme un tampon). Il faut que l’anneau intérieur soit placé bien au fond pour le maintien.
Ce qui est curieux c’est qu’il en reste un sacré boût à l’extérieur, ce qui peut être un brin déstabilisant. Mais le must quand même c’est la matière : le polyuréthane. A l’inverse du latex, il conduit très bien la chaleur du corps, ce qui fait qu’on l’oublie rapidement pusiqu’il prend la température interne du vagin. De plus, il faut le placer 15 minutes environ avant tout rapport (ce qui peut paraître chiant, mais qui quand on y réfléchit laisse le temps à quelques préliminaires), étant conducteur de chaleur, et s’adaptant aux parois du vagin, on peut dire qu’il se « thermoforme », non?
Bon la suite des évènements n’est pas racontée ici… Mais vous pouvez aisément l’imaginer. Je vais vous donner à la place les impressions du monsieur, ainsi que les miennes.
Le monsieur m’a donné 3 mots:
- surprenant
- confortable
- rédhibitoire
Surprenant et confortable parce qu’à l’inverse du préservatif masculin, la sensation est totalement différente, presque naturelle. Rédhibitoire, parce que malgrè tout esthétiquement, c’est pas top glamour.
Pour ma part je dirai :
- surprenant
- naturel
- confortable
Pour expliquer les 3, simplement on ne le sent pas pour une fille (bien qu’il y ait malgré tout un petit bruit de polyuréthane froissé).
J’en parle pas mal autour de moi et je m’aperçois que très peu de personnes savent:
- que ça existe
- comment ça s’utilise
Alors je discute de mon expérience et de mon ressenti, et la curiosité nait. Il y a toujours un petit « recul » ou une hésitation face à l’inesthétique du préservatif posé. Ensuite il y a la réaction masculine au fait que l’on puisse l’utiliser pour plusieurs rapports (avec le même partenaire, j’entend bien) et le garder pendant 8h, et le fameux « bah! c’est sale! » Réfléchissons 3 secondes. Comment fait une femme après un rapport non protégé ? Bah là, le principe est le même sauf qu’il y a un préservatif féminin. CGFD!
D’un point de vu personnel, je le préfère largement (pour les femmes ayant des problèmes de lubrification le préservatif féminin est l’idéal puisqu’il évite les frottements), mais c’est vrai que l’utilisation demande le consentement du monsieur.
Je terminerai en disant simplement: essayez!
























































Dans tous les cas c’est confortable et surprenant, donc.
A essayer en effet.
Très chouette ton article Leslie !
Bravo pour avoir mis en lumière ce préservatif marginalisé.