Que s’est-il passé le week-end dernier ?!
Il y a des périodes comme ça où tout tombe en même temps : soirées à ne pas rater (où je mixe en fait !), visite des grands-parents, ménage de printemps, festivals à la prog démente… C’est (presque) ce qu’il m’est arrivé le week-dernier donc. Et malgré une organisation quasi militaire pour couvrir un max de choses et arriver à tout boucler, je sors à peine la tête de l’eau…
D’où prise de retard, nuits écourtées et bada boum, post du deuxième jour de Solidays, presque une semaine après !
Samedi 5 juillet, j’arrive à Longchamp en fin d’après-midi. Petit repérage des lieux (faut dire que je n’étais pas là la veille…), « hoo, t’es là toi aussi… », « bonjour, bonjour… », « bisou, bisou…» etc. Bon, le stand merguez frites est là, pour les chichis c’est par là et les scènes, ha oui, les scènes, c’est là !
Un rapide coup d’œil à la prog pour me remémorer les artistes que je souhaite voir : NTM bien sûr que j’ai raté à l’Olympia lundi 30 juin en concert vip, et tous les artistes electro en général (et Etienne de Crecy en particulier !).
Comme souvent sur Solidays, l’ambiance générale est très sympa : les gens sont heureux d’être là (malgré une météo capricieuse), l’organisation générale est (relativement) bonne…
Bref, que du bonheur ! Et souvent quand tout va bien, le temps passe vite ! En 2-2, il est déjà 23h30 et le concert des 10 ans est sur le point de commencer…
Je cours je cours vers le devant, et me faufile tant bien que mal tout contre la barrière de sécurité, devant la scène, histoire de sentir (au sens propre comme au sens figuré) toute l’énergie du live m’envahir…
Je mets mes bouchons d’oreille (ne jamais oublier de se protéger !), et c’est parti pour presque 2 heures d’hommage appuyé à l’association Solidays ! Des stars de la variété française défilent (des prénoms qui commencent par « R », « L » ou « S ») entrecoupées par un Zebra aux cuts toujours aussi affûtés et aux bootlegs toujours aussi efficaces (big up pour le « Justice – Phantom pt1 » pimpé avec « The Clash – Should I stay or should I go » une grosse claque aux mauvaises rumeurs), puis, soudain, des grognements !
Tout Longchamp tremble, « Gare au gorille » comme disait l’autre, sauf que là, c’est plutôt « Gare au jaguar » !! SUPREME NTM sont dans la place !!! Joey Starr déboule en premier sur scène suivie de Kool Shen ! La déflagration sonore est inouïe, j’ai l’impression que mes bouchons d’oreille sont tombés ! Le duo reconstitué démarre par le tonitruant « Qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu », qui malgré ses 10 ans d’âge, brille toujours par la pertinence de ses paroles. Justement, Solidays s’enflamme et moi avec ! Ils n’arrêteront pas de se pousser, de se heurter le poitrail tels des joueurs de football américain ! Camaraderie virile ou tout simplement manifestation du bonheur d’être de nouveau réunis, je pencherais plutôt pour le second choix. Et nous aussi, on est heureux…
Ce sera court mas ce sera bon et après 15 minutes de « Jump, jump ! » , le concert des 10 ans se termine vers 1h du matin… Mais mes baskets en demandent encore, et mes chevilles ne sont pas fatiguées ! A l’opposé justement, le concert d’Etienne de Crecy débute. Sans réfléchir, je cours rejoindre l’autre scène. Je suis échauffé maintenant, les choses sérieuses peuvent commencer…
Etienne De Crecy, je ne te le présente plus. Aller si, un peu quand même.
Etienne De Crecy est ce rescapé de la French Touch, ce naufragé des années filtres et autres nappes funk-disco, qui ont vu le « Lady » de Modjo ou le « Starlight » de Supermen lovers, brillaient de tous leurs feux ! Il est (entre autres) à l’origine du projet « Super Discount » qui fut un gros succès dans la deuxième moitié des 1990s.
Et bien Mr De Crecy lui, n’a pas disparu de la circulation, englouti par l’œil du cyclone nu-rave qui sévit sur l’Europe depuis plus de 2 ans maintenant. Il est toujours actif et poursuit son petit bonhomme de chemin sur la route de la musique électronique de qualité.
Et pour mieux servir sa musique, il l’a paré d’un habit de lumière assez stupéfiant, une installation visuelle totalement inédite, que l’on doit au collectif Exyzt

C’est véritablement indescriptible et totalement envoûtant… La vidéo parle d’elle-même.
Le public ne se trompe pas et les tracks ultra efficaces du Versaillais, servis par cette installation qui dépasse l’entendement de tout clubber averti, font décoller un Solidays qui en ce deuxième jour de festival fait preuve d’une énergie sans limite
Ca danse, la poussière s’envole dans l’espace et moi avec, je perds la notion de mes sens (hé, j’ai pas pris de drogues, hein !), je souris aux anges, le purgatoire dispose donc bien d’un sound system et il est super bon !
Au bout d’un peu plus d’une heure, le live prend fin. Brodinski branche ses machines au milieu de l’installation d’Etienne De Crecy, qui est trop monumentale pour être démontée tout de suite… Il commence son set et c’est beaucoup beaucoup plus triste et conventionnel du coup. J’ai envie de partir. Je pars, c’est bon, j’ai pris ma claque, je peux rentrer maintenant… Bonne nuit….
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