Aujourd’hui je reprends mon rôle d’intervieweuse professionnelle et je vous présente en quelques lignes, Grégoire, l’un des bénévoles de l’association.
Archive for juin, 2008.
Je crois que participer au blog Solidays Backstage est génial car cela me permet à la fois de découvrir Solidays ET l’organisation titanesque qu’il y a derrière.
C’est donc en parfait touriste / curieux que je me suis rendu au briefing des bénévoles durant lequel Luc - le gourou local
- explique les enjeux, changements et présente les différentes équipes.

donc là c’est Luc, un monsieur avec du charisme et une certaine prestance s’il en fallait un
Solidays représentant 800 bénévoles répartis sur l’hippodrome de Longchamp, il faut une “certaine” organisation !
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Episode 3 : Les mœurs mises au premier plan
D’une manière plus positive, la lutte contre le sida a eu un impact fondamental sur certaines mœurs de notre société.
L’émergence de cette pathologie dont on ignorait tout et qui mettait sur un pied d’égalité les malades et leurs médecins, a fondamentalement bouleversé les relations souvent infantilisantes qu’entretenaient alors les médecins avec leurs patients.
Par ailleurs, l’hécatombe que le sida a représentée au sein de la communauté gay dans les années 80-90 a très fortement mobilisé cette minorité. À travers des revendications légitimes sur les responsabilités des pouvoirs publics à engager les budgets nécessaires pour une réelle avancée dans la recherche médicale, c’est tout simplement l’émergence de l’identité homosexuelle qui éclot au sein de la société civile.
Parallèlement, les usagers de drogues par voie intraveineuse sont eux aussi particulièrement meurtris par l’épidémie. Afin de juguler ce phénomène, Michèle Barzach, alors Ministre de la Santé, décide de mettre en place un plan d’échange de seringues qui annonce l’arrivée de la Réduction des Risques en France. Cette nouvelle orientation influe encore aujourd’hui considérablement sur la prise en charge de nombreuses personnes.
D’autres minorités, particulièrement exposées, comme les personnes prostituées, vont enfin trouver un début de prise en considération de la part des pouvoirs publics qui n’ont plus d’autre choix que de mettre en place des actions ciblées sur ces personnes particulièrement vulnérables.
Enfin, l’urgence à communiquer sur les risques que représente le VIH et les manières de s’en prémunir oblige le gouvernement à lever l’interdiction de promouvoir l’utilisation du préservatif, considéré alors comme un contraceptif. La pub pour la capote, c’est aussi l’ouverture sur une nouvelle expression dans la sphère publique de toutes les questions ayant trait à la sexualité.
On n’a pas franchement envie de célébrer cet anniversaire mais que ce quart de siècle nous rappelle qu’il ne faut pas baisser la garde !
Solidays est aussi là pour vous apporter des infos sur ces sujets : on vous attend au Village à la rencontre des associations et sur le Forum Solidarité Sida où des débats passionnants aborderont tous ces thèmes qui vous donneront l’envie d’être utiles, aux côtés de ceux qui se battent au quotidien.
Hier, ce sont plus de trente représentants d’associations étrangères participants à Solidays qui nous ont rejoint à Paris pour une visite de la capitale … de nuit
10 nationalités différentes, de la bonne humeur, de la joie de vivre au rendez-vous. Pour certains c’était la première fois à Paris (car il est vrai que voyager en France n’est pas donné) et apparemment le tour sur les bateaux-mouche leur a bien plu
Votre serviteur était à bord avec eux, voici quelques images :

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25 ans de lutte derrière nous : ne pas baisser la garde ! - Episode 2
Episode 2 : Mobilisation, mobilisations
L’heure de la grande mobilisation est arrivée dans les années 90 avec le scandale des hémophiles et du sang contaminé, le premier Sidaction, Les Nuits Fauves de Cyril Collard et son César posthume, les capotes à 1 franc (dans leur emballage à rayures vertes et blanches, si si !), les nuits du Zapping, le premier Solidays et tous les autres qui ont suivi… jusqu’au 10e !
Il y a aussi l’arrivée des trithérapies… Pas définitives mais salutaires ces trithérapies, et porteuses d’espoirs au quotidien !
Arrivés dans les années 90 les anti-rétroviraux permettent aujourd’hui de bloquer le développement du VIH et la multiplication des cellules infectées dans le sang, et ainsi éviter la dégénérescence du VIH en SIDA, synonyme de mort. Ce type de thérapie augmente sacrément l’espérance de vie des personnes soignées, à condition qu’elles supportent des traitements lourds et contraignants…
Et à condition d’y avoir accès ! L’Afrique subsaharienne, région la plus touchée par la pandémie avec 22,5 millions de personnes vivant avec le VIH en 2007, est fortement lésée en matière d’accès aux traitements et aux soins. Une inégalité Nord-Sud de plus qui freine le développement et les aspirations de tout un continent.
Affaire à suivre au prochain épisode…
Régulièrement, nous sommes conviés dans les locaux de Solidarité Sida pour faire des petites réunions-bilans.
Ca parait bien sérieux tout ça mais en général ça dégénère très vite et on finit en s’empiffrant de chips et en testant des produits marrants comme le lubrifiant au silicone parfum white musc - je vous vois venir petits coquins : quand je parle de test, c’est pas des tests en situation. Non. Non non non ça c’est réservé à Thomas qui nous prépare une jolie surprise. Là pour le coup c’était surtout de l’étalage de produit sur les mains en poussant des petits cris sur la consistance du produit.
Bref. L’autre jour donc, rendez-vous pris à 20h pour notre petite réunion. Et comme d’habitude, me voilà en retard pour rejoindre les autres. Il me faut donc grimper sur mon moyen de locomotion préféré à Paris - le vélib - et pédaler à toute vitesse.
Et là, ça ne s’invente pas, je suis tombée sur ça:

Le dieu du vélo était avec moi.
Hier je me suis glissée pour quelques heures dans la peau d’une journaliste.
11h30 toute guillerette, me voilà au siège de la région Ile de France pour la conférence de presse Solidays.
Après les bonjours d’usage, Luc Barruet, Directeur Fondateur de Solidarité Sida, prend la parole et dresse un premier bilan de l’édition à venir.

