Le pari de Solidarité Sida, c’est de s’appuyer sur les jeunes pour mener ses actions. Et quand on voit l’enthousiasme de cette bande de jeunes justement, ça prouve que le pari est gagné. Levés tôt pour un samedi, ils sont 20 à 5 mètres de mon bureau, à suivre avec attention une formation sur le VIH : comment ça se transmet, comment on vit avec, comment s’en protéger… des questions super importantes quand, bénévole de l’asso, on est en contact avec le public. L’idée n’est pas de transformer ces jeunes cerveaux pas si vierges que ça en puits de science, mais de leur donner les bases. Le reste viendra après, s’ils le souhaitent.
Oui les jeunes sont plus enthousiastes et volontaires qu’on veut bien de croire. Du diplômé de Science Po à l’amateur de tektonik (c) en passant par le thésard en sciences sociales ou le métaleux chevelus, tout ce joli petit monde se meut quand l’événement se pointe…
L’actualité, c’est le festival Solidays, mais bien sûr, toute l’année, le bénévole étanche sa soif d’être utile.
Y’a plein de sortes de bénévoles, on va essayer de dresser le portrait de chacun d’eux. C’est un exercice difficile, pardonnez donc les oublis et les erreurs ! Pour compliquer encore la chose… on en trouve qui réunissent l’ensemble de ses catégories !
Le vendeur : Ils sont nombreux les bénévoles qui aiment montrer qu’ils sont là, toute l’année, à écumer les salles de concert pour vendre des petits rubans rouges qui ne sont pas du tout passés de mode (on vous prie de le croire). C’est l’énergie du combat qui les anime, mais aussi l’envie de faire mieux que la dernière fois : vendre plus de rubans, récolter plus de fonds. On a pas idée mais les sommes récoltées par ces héros des temps modernes sont à la fin de l’année très importantes. Le vendeur est sur le terrain, il est aussi là pour que personne n’oublie… Il est l’étendard, qui montre à tous que des jeunes s’engagent encore pour des causes qu’on pense perdues, ou derrière nous. Chacun à leur niveau, ils remettent la lutte sur le devant de la scène.
Le besogneux : Alors lui, il fait halluciner tout le monde. Il a pas de travail, pas de vie ? Ben si, mais il est toujours présent quand tu l’appelles. Il fait des trucs qu’on trouve horrible de faire habituellement. Mais il le fait avec tellement de bonne volonté et d’enthousiasme que c’est à chaque fois touchant. Fabriquer des milliers de rubans rouges en tissus, saisir des centaines d’adresses, ranger des kilo-tonnes de matériel (récupéré) dans notre entrepôt de Dock-Cité, ramasser les poubelles à Solidays, passer 4h à contrôler des billets… Toujours le sourire aux lèvres bien sûr ! Chapeau bas messieurs-dames…
Le dilettante : On a le bénévole qui vient quand ça l’arrange, comme ça, en coup de vent. C’est un mec qui a une vie privée… et oui ça existe. Il donne un coup de main. A Solidarité Sida, on encourage ça aussi. Le bénévolat à la carte on appelle ça… Tu peux aider un ou deux jours par an, juste tracter sur la fête de la musique par exemple, ou venir faire le café pour les artistes sur le festival… ou bien entendu vendre des tshirts et monter la garde près des issues de secours…

L’ange gardien : C’est le bénévole que tu vois, dans des soirées, une panoplie de sex-toys dans les bras, à expliquer aux gens médusés, que non, fléxi-Félix n’est pas le nom d’un nouveau stagiaire de Solidarité Sida… et que oui, se protéger peut rimer avec plaisir ! Ces bénévoles font plusieurs actions par semaine, suivent de nombreuses formations dans pleins de domaines différents. Il sont l’épine dorsale des actions de prévention de Solidarité Sida en direction des jeunes, et on sait qu’il y en a besoin !
Alors bien sûr j’en ai oublié, c’est tellement riche être bénévole. Mais on aura l’occasion d’y revenir plus tard sur le blog.
Pour devenir bénévole, il suffit d’écrire à devenirbenevole(at)solidarite-sida.org


